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3 mars 2012

antipub - casseurs de pub - résistance

Soirée de soutien antipub
NIG​HT of the PUBLICIDEA​D
Rien de nouveau : la pub est partout, tout le temps. Elle cherche par tous les moyens à tuer les libertés de penser, d'être et d'agir qu'il nous reste. Elle vampirise nos cerveaux pour faire de nous des zombies obéissants et avides de consommer tout et n'importe quoi.
Face à l'agression permanente de cette méga-machine, nombreuses sont celles et ceux qui résistent. Au grand jour comme au clair de lune, fléchettes, baguettes magique, épées lasers, formules d'invisibilité,  poudre d'arc-en-ciel, … tous les moyens du bord sont bons pour repousser l'envahissement publicitaire. La résistance, elle, ne s'achète pas ! Alors, on se cotise, on se prépare gentillement pour la suite et surtout, on fait la fête !
Où ?  au 47 (Matonge  - BruXSel)... Quand ? Le 10 mars dès 15h
Pour des raisons de sécurité, merci de ne pas publier l'adresse de la soirée sur le web (site internet, blog, ...) et de ne distribuer le flyer que de main à main.

La PUb est une machine à casser la nature, l’humain, la société, la démocratie, la liberté de la presse, la culture et les cultures, l’économie ou encore l’éducation.
Nous nous « humanisons » grâce à certaines « valeurs » : les valeurs qui motivent notre engagement sont la liberté, l’égalité, la fraternité, mais aussi l’amitié, le partage, la tolérance et le respect de la différence, ou encore le souci des plus faibles d’entre nous. Les seules valeurs de la pub ce sont le fric, la compétition, la loi du plus fort. Le citoyen n’a pas les moyens de contredire les multinationales qui dépensent des sommes gigantesques pour la pub.  
Plus d'informations : www.casseursdepub.org
Adbusters au Canada (www.adbusters.org)
Collectif "déboulonneurs" de pub (www.deboulonneurs.org) dont louvain Citoyen est solidaire.

14 février 2012

« Construire une résistance collective contre les atteintes au droit au chômage ». Observatoire des médias

Observatoire des médias de Belgique

 Nouveau tir à vue éditorial contre les grévistes en Belgique

de Observatoire des médias de Belgique http://www.acrimed.org/article3766.html

Un article précédent (« Grève en Belgique : haro sur les grévistes et les syndicats ») relevait la mobilisation contre les grèves de quelques médias belges. Cette fois, c’est plus précisément d’un éditorial qu’il est question. Certes, les éditorialistes sont libres de dire ce qu’ils veulent. Mais ces préposés aux commentaires officiels dans un journal donnent à celui-ci – comment dire ? – une couleur particulière. Dans le cas présent, le jaune des « briseurs de grève »…
Dans La Libre Belgique, le 31 janvier 2012, lendemain de grève en Belgique, Francis Van de Woestyne éditorialisait sous un titre qui, en soi, est tout un programme : « Au boulot ». Cet éditorial ne se borne pas à prendre parti, sans retenue, pour le gouvernement et le patronat et à faire passer les syndicats pour des irresponsables, il utilise quelques grosses ficelles de la propagande, au sens fort de ce terme. Et même de la propagande de guerre dont les principes élémentaires sont disponibles sur Wikipedia :.
Le court éditorial de La Libre Belgique réussit la prouesse de condenser les principes suivants :
- principe 2 : le camp adverse est le seul responsable de la guerre ;
- principe 3 : le chef du camp adverse a le visage du diable (ou « l’affreux de service ») ;
- principe 4 : c’est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers ;
- principe 6 : l’ennemi utilise des armes non autorisées ;
- principe 9 : notre cause a un caractère sacré ;
- principe 10 : ceux (et celles) qui mettent en doute notre propagande sont des traîtres.
Décryptage :
- principe 6 : paralyser le pays, c’est disproportionné. la grève est une arme non autorisée vu les circonstances ;
- principe 2 : ce sont les syndicats qui ont décidé de bloquer le pays. ils n’ont absolument pas été provoqués par des mesures gouvernementales.
- principe 3 : le « souriante » est à la fois ironique et disqualifiant, d’autant qu’elle n’a « évidemment pu empêcher les barrages », accentuant le caractère barbare des hordes qu’elle « patronne » ; « brigades », c’est militaire, c’est organisé ; « d’énergumènes », ça fait peur, ils ne sont pas comme nous ;
- principe 4 : les syndicats défendent des intérêts particuliers. la preuve, les « braves indépendants » ont dû clore leurs volets (on ne sait pas combien ils sont, ni si tous sont contre la grève, mais les syndicats ne les représentent pas). (...)

- principe 10 (magnifique exemple) : question courte, réponse courte, absence totale de nuance. L’énoncé est construit de telle façon qu’on ne peut qu’y adhérer. Or la concertation n’a pas lieu dans des conditions adéquates (puisque le gouvernement joue la montre prétendant être pressé par l’Europe), l’abolition de l’indexation est le fer de lance du patronat – et l’Open VLD (parti du gouvernement) l’a mis sur la table (tiens, on l’a oublié dans l’édito…) ; le maintien de la pension à 65 ans, c’est fallacieux puisque des travailleurs qui pouvaient s’arrêter avant ne le pourront plus (c’est toute la question de la réforme des prépensions !) ;
Paternalisme : vous, syndicats, êtes indispensables mais à certaines conditions, que nous décidons. Rappelez-vous : vous devez défendre la paix sociale (« mais qu’est-ce que vous avez fait hier ? Vous déconnez les gars »), vos actions doivent être constructives (« là, c’est anachronique ce que vous faites »), du coup « bloquer un pays ne sert à rien » ; pour être certain d’être bien compris, on répète : « à rien ».


« D’ici là, au boulot. ». Fabriquer du consentement, c’est en effet tout un boulot…

Nic Görtz


Observatoire des médias http://www.acrimed.org/article3766.html

 Assemblée pour résister ensemble, cinéma Nova, 3 rue d’Arenberg à 1000 Bruxelles - http://www.1000milliards.be/

14 décembre 2011

chômage droits sociaux résistance

Braqués par le gouvernement papillon

Après plus d'un an de tractations institutionnelles et 4 mois de négociations socio-économiques, un gouvernement s'est formé en Belgique. La « note gouvernementale » est devenue publique après la manifestation syndicale (65.000 personnes) contre l'austérité du vendredi 2 décembre. Elle imite, en partie, les plans d'austérité qui frappent la Grèce, le Portugal, l'Espagne, l'Italie, l'Angleterre et l'Irlande. Ici comme ailleurs, au nom de « rassurer les marchés » le gouvernement s'attaque aux formes de protection collective et singulièrement aux allocataires sociaux. Très concrètement ce sont 110.000 personnes qui risquent dans trois ans de perdre leur revenu si cet accord gouvernemental est voté.
Tour d'horizon des futures mesures au niveau du chômage (tiré de http://www.choming-out.collectifs.net/ )

Les chômeurs sont trop gros : on dégraisse !

Le nouveau budget de l'Etat est un florilège de mesures attaquant les chômeurs. On a peine à comprendre le lien entre la crise bancaire, les millions d'euros investis pour sauver « l'économie » et le fait que ce soit les segments les plus précaires du marché du travail qui doivent trinquer.

Premier angle d'attaque : la généralisation à toutes les catégories de chômeurs du principe de dégressivité des allocations aboutissant désormais à un forfait proche du seuil de pauvreté (880 euros). Beaucoup de chômeurs vont ainsi perdre jusqu'à 10, voire 15% de leur revenu mensuel. Au bas mot, cette mesure va rapporter 200 millions d'euros sur un budget recherché de 11 milliards. On s'en doute : la question est moins budgétaire que politique. Le problème est direct : plus on abaisse les allocations de chômage moins un patron devra payer pour engager un travailleur. En Grèce, un emploi plus ou moins précaire se négocie à 600 euros, au Portugal à 400 euros et combien en Chine ?

(...) David Vercauteren

16 mars 2011

Ottignies Louvain-La-Neuve, écolo, cdH, MR, PS, quelle participation des citoyens?

Nettoyage "social" à Louvain-La-Neuve

De plus en plus d'habitants d'Ottignies LLN, dénoncent un nettoyage "social" à Louvain-La-Neuve (Voir communiqué : « une forme de nettoyage ethnique, de type social, qui s’opère dans le Brabant Wallon et spécialement à Louvain-la-Neuve »), qui contraint beaucoup d'habitants, dont pas mal de jeunes pourtant nés à Louvain-la-Neuve, à partir en laissant la place à ceux qui ont les moyens de se payer le coût de la vie néo-louvaniste. En effet, les importants aménagements qu'à connu la ville ces dernières années et notamment la construction du centre commercial l'Esplanade et de nouveaux quartiers huppés, n'ont pas œuvré dans le sens de la mixité de la ville et ont contribué à une forte augmentation des loyers, les rendant inaccessibles pour bon nombre de gens.
OUVERTURE AU DIALOGUE...
Interpellé par plusieurs communiqués le bourgmestre n'a toujours pas donné de réponse à ces interpellations, se contentant de dénigrer les jeunes manifestants qui ont occupés illégalement des locaux désafectés pour protester contre la disparition de la Maison des jeunes.
Peut-être que J-L Roland se réserve cette épineuse question pour son programme électoral? Nous l'espérons en tous cas, et de surcroît, nous espérons que celle-ci ne sera pas dictée par la démagogie mais par des engagements réels et des propositions concrètes. Le dialogue est urgent monsieur le bourgmestre, mettre un couvercle sur une casserole qui déborde ne fait que retarder les explosions!
Le bourgmestre J-L Roland, qui en est à son deuxième mandat, paraît contradictoire dans ses déclarations; d'une part il se dit fortement préoccupé par le phénomène de gentrification de la ville et prétend vouloir lutter contre la hausse des prix à Louvain-La-Neuve (La Libre Belgique, 2.2.2011), d'autre part, il voit dans le développement de la ville « le témoignage concret qu’un autre urbanisme est possible » et se dit enchanté par son développement « passionnant » (Vers l'Avenir, 29.01.2011). Il juge le développement commercial de la ville et les gains économiques qu'il entraîne, comme une aubaine pour arriver enfin à l'aboutissement du projet imaginé par les anciens fondateurs (Le Soir, 10.12.2010).
A l'heure d'adopter le budget, la majorité communale (Ecolo, DN-PS et cdH), fortement chahutée par l'opposition (MR) qui le juge irréaliste, promettait une large consultation des habitants afin d'établir avec eux les priorités pour la commune. Toujours attendue, cette consultation devrait permettre au bourgmestre qui brigue un troisième mandat, de retrouver de la légitimité pour entamer la campagne.

Toutefois l'entreprise est périlleuse pour Jean-Luc Roland, d'abord parce que l'UCL est propriétaire à 90% de la ville et n'est donc pas contrainte de tenir compte de l'avis des habitants, et par ailleurs son ambition électorale pourrait bien être compromise par la réglementation de son parti.
En effet, les statuts du parti écologiste interdisent de briguer un troisième mandat de bourgmestre consécutif. Hors, Jean-Luc Roland est bourgmestre d’Ottignies-Louvain-la-Neuve depuis 2001, pour se représenter, il devrait donc obtenir une hypothétique dérogation du conseil régional des Verts, fortement compromise par l'exigence de bonne gouvernance si chère à Ecolo et salutaire par ailleurs. En 2006 déjà, le bourgmestre avait renoncé à plusieurs mandats, sans doute pour se mettre au diapason du parti. Il cumulait alors plus de 5 mandats dont 3 au moins rémunérés (Baromètre belge du cumuls des mandats en ligne).

La semaine passée, l'Association des Habitants organisait un débat sur la hausse des loyers à Louvain-la-Neuve. C'est donc bien sur fond de la question du visage de plus en plus élitiste qu'est en train de prendre la commune, que se déroule le conflit entre le bourgmestre et les manifestants. S'il faut déplorer les violences dont ils ont été victimes, l'on peut souhaiter que cet incident fera réfléchir les autorités et les ramènera vers une véritable participation des citoyens.